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1 juin

Hommage à Buffon

Cette année, on fête le tricentenaire de la naissance de Buffon, c'est-à-dire l'un des Pères des sciences naturelles modernes. A cette occasion, un site internet lui est consacré:
 
 
 
20 octobre

>>> Merci de mettre vos messages ici, s'ils sont sans rapport avec un billet précis

Ici vous pouvez mettre vos messages qui n'ont pas de rapport direct avec un des billets publiés sur ce blog, comme par exemple me signaler un bug d'affichage du blog, une photo qui n'apparaît pas, un lien mort, ou tout autre sujet qu'il vous plaira... Merci d'avance!

Vipera aspis zinnikeri (billet entièrement réécrit suite à un bug d'affichage du blog)

Individu trouvé le 10 octobre 2006 dans le sud-Lozère, commune de Meyrueis, hameau de Ferrussac, carte IGN Top 25 n°2641ET.
 
 
 
 

 
 
La détermination de l'espèce précise à laquelle appartient cet individu a été réalisée grâce au très efficace forum d'herpétologie sur yahoo.groups, et cette donnée a ensuite été transmise par moi-même à l'Université de Montpellier pour compléter la carte de répartition en cours d'élaboration pour la région Languedoc-Roussillon (receuil de données jusque fin octobre 2006). Voici ce qu'on peut donc apprendre sur cette espèce:
 
Vipera aspis zinnikeri est l'une des neuf sous-espèces françaises de la Vipère aspic qu'on peut rencontrer en France. On considère classiquement que cette sous-espèce est endémique des Pyrénnées centrales, avec une aire de répartition homogène au sud de l'axe Bordeaux-Toulouse-Andorre. Mais en réalité on la rencontre aussi jusqu'en Corrèze notamment, et aux alentours des Gorges du Tarn comme c'est le cas ici (à 30 km au nord à vol d'oiseau).
 
 
 
 

 
 
Critères morphologiques pour reconnaître une Couleuvre vipérine d'une Vipère aspic:
 
Les zones en gras sont souvent les seuls détails réellement observables sur des individus vivants:
 
 
Vipère aspic (venimeux):
 
- Tête triangulaire nettement distincte du corp du fait de l'étroitesse du cou, quel que soit le niveau de stress de l'animal
- Nez retroussé
- Pupille en forme de fuseau
- Nombreuses petites écailles sur le crâne entre les deux yeux
- Plusieurs rangées d'écailles entre la lèvre supérieure de la bouche et l'oeil
- Queue courte et fine
 
 
 
Couleuvre vipérine (inoffensif):
 
- Tête dans le prolongement du corp... sauf en cas de stress de l'animal (danger), qui rentre alors sa tête pour lui donner une forme triangulaire qui la fait justement confondre avec une Vipère... d'où son nom (outre le dessin similaire de ses écailles)
- Nez arrondi
- Pupilles rondes
- Seulement neuf écailles sur le crâne entre les deux yeux (caractère commun à toutes les Couleuvres rencontrées en France)
- Une seule rangée d'écailles entre la bouche et l'oeil
 
Quelques photos de Couleuvre vipérine, pour se faire une idée des détails à ne pas rater:
 


Les morsures de Vipère:

La morsure de Vipère atteint le plus souvent la partie sous-cutannée, parfois une zone de fibre musculaire, et dans des cas rarissimes elle se fait par intra-veineuse. Dans 0,3% des cas en France, elle entraîne la mort (3 morts par an, pour une moyenne annuelle de 1000 cas environ de morsures par an; à noter que c'est beaucoup moins que le pourcentage de morts par an par piqûres de Guêpes par exemple...). Les individus les plus exposés à ce risque sont en quasi-exclusivité les sujets jeunes ou âgés.

Les symptômes peuvent être variés selon la quantité de venin injecté: de zéro (morsure sans injection de venin) à 15 mg. En cas de morsure par venin, un oedème apparaît entre deux à huit heures après la morsure. Le venin provoque une dérégulation de la coagulation sanguine, et peut entraîner d'autres symptômes très variés selon les sujets, parmi lesquels on peut siter: vomissements, diarhées, sueurs, vertiges, etc...

Concernant Vipera aspis zinnikeri, sa morsure provoque souvent un affaiblissement musculaire et un état de somnolence.

 

Attitude à adopter en cas de morsure de Vipère:

Lire à partir de la page 19 de ce document sur les envenimations (à télécharger).

- Ne pas s'affoler

- Ne pas essayer d'attrapper et tuer l'animal pour déterminer l'espèce

- Ne pas absorber de médicaments (anti-hystaminiques, cortizone, ou autres...).

- Ne pas faire de garrot

- On peut éventuellement faire une (petite) compresse au dessus de la morsure pour retarder la propagation du venin

- Si possible, maintenir le membre touché dans une position legèrement surélevée

- Et surtout: ne pas bouger, pour ne pas accélerer la propagation du venin.

 

La personne mordue doit être emmené au service des urgences, qui procèdera à des analyses de sang et gardera le sujet le temps que les symptômes apparaissent.

 

 

 
 
 

16 septembre

Crottier typique de Genette (Genetta genetta)

Sur proposition de ma part, afin d'enrichir éventuellement le site ami Leis Ourson de Mathieu KRAMMER qui a entamé une page consacrée à la Genette (Genetta genetta), je suis allé prendre des photos de crottier de cette espèce. Au final les photos rapportées sont médiocres, mais elles peuvent déjà donner une idée de ce à quoi peut ressembler ce type d'indices de présence pour cette espèce.
 
J'ai également effectué ces quelques photos afin qu'il existe enfin des références sur ce sujet, car que ce soit dans la littérature ou sur internet les apports sont relativement maigres - pour ne pas dire absents. Il s'agit donc, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, des premières références photographiques sur la détermination des crottes de Genette disponibles tant sur internet que dans la littérature.
 
La reproduction de ces photos est totalement interdite pour un usage mercantile sauf autorisation expresse de ma part: à ce titre mon nom suivi d'un © est visible sur le mètre gradué servant d'échelle. Par contre, la reproduction de ces clichés est tout-à-fait autorisée et même recommandée pour un usage privé.
 

Crottier caractéristique de Genette (Genista genista), dans lequel on retrouve des dépôts

 d'anciennetés différentes, témoignant du passage régulier de l'espèce.

 

 

 

Sélection des différents types de laissées rencontrés. On note que, contrairement à ce qu'en dit la littérature, la longueur d'une vingtaine de cm n'est pas forcément une constante, même si effectivement s'il arrive d'en trouver: tout est relatif sur ce point. D'autre part, ma propre expérience me fait dire que la fameuse touffe d'herbe verte ou de paille sur le bout effilé des laissées apparaît relativement rarement. En ce sens, c'est ici la première fois en trois ans de prospections que j'ai rencontré cette caractéristique. La découverte de ce crottier date du 20 juin 2006, vers 950 m d'altitude. Toutefois, il mel faut préciser qu'habituellement mon attention sur les crottes de mammifères est plus importante en période de repos végétatif, d'où peut-être la rareté des crottes avec la fameuse touffe d'herbe que j'ai pu rencontrer jusqu'ici.


Ajout du 14 novembre 2006:

La qualité des photos prises sur le terrain étant médiocre, et ayant pris le soin de prélever les crottes qui m'ont paru représentatives du panel qu'on peut généralement  trouver, j'ai effectué des photos numériques plus précises, afin - toujours - que le vide en matière de références photographiques sur ce sujet soit un tant soit peu comblé. A noter que bien souvent, on rencontre surtout des crottes du même type que celles visibles sur la partie gauche, et qui peuvent dans certains cas atteindre jusqu'à une vingtaine de centimètre.

Si vous avez besoin de photos plus grandes, il vous suffit de me contacter à l'adresse figurant sur les photos.

Photo 1, précisant l'aspect des crottes de Genette.

Photo 2, où l'aspect des crottes est moins net, mais où le quadrillage

de 0,5 x 0,5 cm permet une meilleure visualisation des dimensions.

 

Voir aussi:

- un pdf indispensable sur la Genette (Genetta genetta) .

- une page sur la Genette .

- Le dossier sur la Genette dans l'album photo de ce blog, avec pas forcément que des photos présentées ici.


ATTENTION:

- CET ARTICLE EST SUSCEPTIBLE D'ETRE A TOUT MOMENT ENCORE ENRICHI OU MODIFIE -


 

 

 

 

21 mai

Exemple de détermination d'un Coléoptère

 
En réponse à la question du Toutologue sur http://gabaye.unblog.fr/ :
 
 
Clés de détermination:
application pratique entomologiste
 
L'entomologie c'est pas mon truc, alors je suis obligé d'y aller par tâtonnement... Mon bouquin sur les insectes est un peu bidon, vu qu'il décrit seulement 400 espèces sur les 35000 découvertes pour l'instant en France... Ca dégrossit un peu mais bon, ça fait un peu de la peine quand-même...
 
C'est donc un peu pour pallier à ce problème, assez courant avec les bouquins, que j'ai fini par faire une petite selection de clés de détermination sur ce blog, spécialement consacré à ça. Comme ça maintenant, pour déterminer précisément une bébête,  je peux gratouiller dans les clés de détermination en ligne que j'ai déjà selectionné pour leur exhaustivité et leur facilité d'utilisation, parce que bien souvent les termes alambiqués de description réservés à une élite de scientifiques ça ne m'amuse pas très longtemps...
 
Dans les clés de description, un simple coup d'oeil sur la forme générale de l'échantillon à identifier suffit souvent pour remonter du Genre jusqu'à au moins la Famille. Et donc, sur ce coup là, moi je dis les photos c'est bien pratique pour y aller au feeling! lol. Bon par contre y faut faire attention, le coup du feeling dans les clés de détermination ça marche pas à tous les coups...
 
C'est donc en regardant l'aspect général de la trouvaille du Toutologue que j'ai fini par trouver, grâce à un site que j'ai justement référencé sur mon blog spécial détermination. Là où je suis content, c'est que je ne me suis pas planté en choisissant de mettre ce site plutôt qu'un autre: j'ai dû mettre 15-20 minutes à trouver, contre une heure et demi à m'égarer inutilement sur le web en temps normal, si pas plus...
 
Voilà donc l'énigmatique bébête trouvée lors d'une ballade toutologique en pays Gabaye:

 
Grâce à mon décidément super blog sur les clés de détermination, la première clé, celle sur les Coléoptères, nous donne des photos pour s'en sortir pour les ignares comme moi, qui ne connaîssent pas tous les noms tatillons utilisés pour remonter à la Famille recherchée.
 
Bref, pour le cas présent, on arrive à la Famille des Geotrupidae.
 
La preuve en image:
 

Super. Et en plus on apprend encore quelques trucs: "Famille de taille moyenne comprenant, au niveau mondial, 45 genres et 600 espèces, en Europe on compte plus de 30 espèces. Les adultes creusent dans le sol de longues galeries où ils stockent pour leurs larves des champignons, des plantes pourrissantes, des excréments et parfois des charognes"

 

Donc pour choper l'espèce, on n'a plus le choix qu'entre 30 espèces... Et là on est bien contents parce qu'on se rapproche, vus qu'on a déjà éliminé...34 970 espèces possibles! lol

 

 

Je continue ma recherche pour voir si y'a moyen de trouver plus précis... ;-)

 

 Tiphaeus tiphaeus ????

 

Probablement! Si j'en crois mon petit doigt et mon feeling, notre échantillon correspond à un Minotaure Tiphée mâle. La preuve en images lol:

-Mâle de Tiphaeus tiphaeus-

 

-Femelle de Tiphoeus tiphaeus-

 

Cette espèce de Bousiers (=Geotrupidae) se nourrit de préférence de crottes de Mouton et de Lièvre.

 

-Reste plus qu'à trouver la bonne écriture: Tiphaeus ou Tiphoeus? Je laisse les pointilleux s'amuser sur ce dernier point, assez facile à trouver au demeurant...

-Vue la couleur brune de l'échantillon de départ, on peut également se demander s'il ne s'agit pas là d'une sous-espèce. Est-elle seulement référencée??? Si non, elle pourrait s'appeller Tiphaeus tiphoeus gabayeus (2006) lol


Merci à  

http://reprocessed.free.fr/  pour m'avoir mis dans les bonnes conditions pour arriver à cette passionnante et fructueuse détermination dominicale...


A bientôt pour de nouvelles aventures...

-Patrattak!-